mardi 23 août 2016

1 pitch, 2 pitchs, 3 pitchs !

1 pitch, 2 pitchs, 3 pitchs !






Une petite définition pour commencer : un pitch, qu'est-ce que c'est ?


Ce terme ayant un grand nombre de sens en fonction du contexte (entrepreneuriat, informatique, musique, linguistique, etc.), je m'intéresserai à son sens dans le contexte de la fiction :
"un pitch synthétise l'histoire d'une œuvre de fiction en une phrase ou un petit paragraphe".

De part mon expérience sur différents forums dédiés à l'écriture et à la bêta-lecture, le format qui revient le plus souvent est 3 à 5 phrases, le tout tenant au maximum en trois lignes.

Ceci dit, l'on peut distinguer différents types de pitchs, notamment :
- le tagline pitch
- le pitch dramatique
- le pitch trajectoriel

Ces différences sont établies et définies par Yves Lavandier dans son très intéressant livre "Construire un récit".


Mais avant toute chose... à quoi un pitch sert-il ?


C'est un outil qui peut être utilisé en amont de l'écriture, comme un repère directionnel pour définir son projet. Dans ce cas, c'est un peu comme une boussole qui vous aidera à garder votre cap et éviter ou en tout cas limiter les distractions.
C'est aussi un outil qui peut se révéler utile pour présenter votre projet ou votre écrit à des tierces personnes. Un pitch étant normalement le fruit d'un labeur attentif et mesuré, il devrait vous permettre de synthétiser l'essentiel de votre propos dans un présentation choc, un peu comme un spot publicitaire.

Vous n'avez pas fait de pitch mais votre roman est terminé ? Ce n'est pas grave, il n'est jamais trop tard pour s'y intéresser. Je fais d'ailleurs partie des auteurs qui ont découvert le concept de pitch bien après avoir terminé la rédaction du premier volet de mon cycle et bien avancé l'écriture du second.
Si vous n'êtes pas parti dans tous les sens et que votre écrit est à la fois clair et cohérent, vous ne devriez pas avoir trop de mal à faire un bon pitch.

Attention, un pitch n'est pas une 4ème de couverture. Je vous parlerai de celle-ci dans un autre article.


Revenons donc aux  3 types de pitchs selon Lavandier :

 

Le tagline pitch

C'est un résumé donnant l'ambiance du récit.
Il s'agit du pitch publicitaire par excellence.
Il ne s'agit pas de présenter l'intrigue mais de susciter la surprise et la curiosité chez la cible.
C'est le pitch idéal quand on veut attirer l'attention et "appâter".

Le pitch dramatique

Appelé aussi One-line pitch, il s'agit d'un pitch très bref qui résume le récit en une à deux phrases.
Cette phrase doit nécessairement contenir le trio "protagoniste - objectif - obstacle", ainsi que les éléments essentiels caractérisant le protagoniste. 
L’arène (lieu et époque) où se déroule l’histoire et l’incident déclencheur peuvent être mentionnés.
Ce pitch est fréquemment de la forme suivante :
« Dans l'arène ABC, suite à l'incident déclencheur DEF, le protagoniste GHI se bat contre l'obstacle JKL pour atteindre l'objectif MNO. »
Il est bienvenu de ne pas livrer la fin dans un tel pitch. Il faut garder un minimum de suspense !
Ce pitch s’apparente ainsi au résumé de 4ème de couverture, mais en beaucoup plus court.
Il peut d'ailleurs servir de base à la rédaction d'une 4ème de couverture.

Le pitch trajectoriel

On s'intéresse ici à la trajectoire psychologique d'un personnage qui change ou apprend quelque chose.
Ce qui est intéressant avec ce pitch, c'est que ce n'est pas forcément le protagoniste qui évolue. Cela peut concerner l'un des co-protagonistes ou même un personnage secondaire.
Ce personnage passe d’un trait de caractérisation à l’état inverse (souvent d’un défaut à une prise de conscience, mais ça peut aussi être le contraire^^).
Ce pitch est le plus souvent de la forme suivante : 
« Face au conflit ABC, le personnage ayant le trait de caractérisation DEF apprend à acquérir le trait de caractérisation inverse GHI. »


Vous voulez en savoir plus ?


Faites des tests sur vos propres écrits, et voyez quel(s) pitch(s) vous parle(nt) le plus.
Nous avons tous des préférences et certains écrits se prêtent mieux à un pitch plutôt qu'un autre.

Pour approfondir le sujet, je vous invite à lire Construire un récit d'Yves Lavendier.

Vous pouvez aussi trouver un article plus étoffé que le mien et avec des exemples éclairants sur le blog de Jérémie Lebrunet : Destination Futur. , et sur le forum L'Orée des Conteurs.

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