Le bêta-lecteur
Aujourd'hui, je vous propose le second article de ma série sur la bêta-lecture pour mBS.
Vous pouvez le lire en suivant ce lien ou le retrouver ci-dessous :
Le bêta-lecteur
Il y a 15 jours,
j'abordais la bêta-lecture et en faisais une approche générale.
Aujourd'hui, je vais vous parler du bêta-lecteur. Là encore, je ne
suis pas spécialiste. Il s'agit de partager avec vous un retour
d'expérience en espérant que vous trouverez des éléments utiles
et pertinents.
Qui peut être bêta-lecteur ?
→ Tout le monde peut
être bêta-lecteur. Vos proches comme de parfaits inconnus.
Bien sûr, les retours
réalisés par de parfaits inconnus seront souvent plus pertinents
dans le sens où l'affect ne devrait pas intervenir. Il faut
néanmoins « posséder » une certaine motivation et
aborder un comportement adapté.
Pour être bêta-lecteur,
il faut avoir envie de se prêter à l'exercice, car ce dernier
demande à la fois du sérieux, de la rigueur, de l'attention, de la
vigilance et une manière de dire les choses pour qu'elles soient
entendues sans risquer de froisser le destinataire (on a tous de
l'ego, plus chatouilleux chez certains que chez d'autres).
Outre le goût de lire,
il conviendra d'appliquer une certaine méthode pour que vos retours
soient lisibles et exploitables par l'auteur que vous bêta-lisez. Un
bêta-lecteur efficace sera clair et précis dans ses retours.
La motivation et
l'intérêt sont donc des éléments essentiels.
Vous êtes un potentiel
bêta-lecteur ; chaque personne que vous connaissez ou que vous
croisez, physique ou virtuelle, est un potentiel bêta-lecteur.
Il conviendra néanmoins
de garder à l'esprit que chaque texte aura un public de
bêta-lecteurs différents, comme chaque texte a un public de
lecteurs différents. Si tout le monde peut être bêta-lecteur, tout
le monde ne bêta-lira pas la même chose.
D'après vous et selon
vos critères, vos attentes et vos besoins, qui pourrait être
bêta-lecteur de vos écrits ? Si vous écrivez dans des
registres ou genres différents, il est plus que probable que vous ne
solliciterez pas les mêmes personnes pour obtenir leur opinion,
n'est-ce pas ?
Pourquoi bêta-lire ?
→ Les raisons peuvent
être multiples et sont toujours personnelles :
- la simple envie de
découvrir un ouvrage en avant-première, de frôler les pensées
intimes d'un auteur avec un produit pas encore retravaillé ni mis en
forme
- la volonté de se
lancer le défi de « décortiquer » un texte et d'en
repérer les forces comme les faiblesses
- le souhait d'aider un
ami, une connaissance, un parfait étranger, dans son travail
d'auteur, qu'il s'agisse d'un auteur en herbe ou chevronné
- le fait de lire
autrement. En effet, lire en relevant tout ce qui interpelle est
singulièrement différent de lire pour le plaisir de lire, même si
l'un n'empêche pas l'autre
- etc...
À
mon sens, la raison la plus pertinente qui peut vous amener à
bêta-lire, c'est l'envie de le faire, que ce soit par simple
curiosité ou dans l'optique d'apprendre à améliorer vos propres
écrits, quels qu'ils soient.
Bêta-lire est un
enrichissement réciproque, mais il faut y trouver une utilité, un
avantage parfois.
Cela peut être le simple
plaisir d'aider autrui, comme la volonté affichée de s'améliorer
et de progresser. Dans tous les cas, c'est une tâche exigeante et
chronophage.
Personnellement par
exemple, j'ai commencé à bêta-lire des ouvrages car je cherchais
des personnes qui le feraient pour moi. C'était la moindre des
politesses que de découvrir en quoi consistait l'exercice avant de
commencer à chercher quelqu'un susceptible de bêta-lire mes propres
écrits. Très rapidement, j'ai trouvé l'exercice très intéressant,
structurant et bénéfique. Désormais, je bêta-lis autant pour le
plaisir d'aider d'autres auteurs que pour apprendre, car chaque
bêta-lecture apporte son lot de leçons et de découvertes.
Et vous, pour quelle(s)
raison(s) bêta-lisez-vous ou bêta-liriez-vous ?
Qu'attendez-vous de la bêta-lecture ?
Comment bêta-lire ?
→ Avant toute chose, il
convient de définir avec l'auteur ce qu'il attend de vous. Ce sont
ses réponses qui vont orienter votre démarche et votre travail de
bêta-lecture. Ensuite, il serait sûrement sage de faire des essais
sur des textes courts ou des extraits, pour tester l'alchimie entre
l'auteur et vous-même. Enfin, je ne saurais trop vous conseiller de
procéder de manière structurée, tout en ayant à l'esprit le sens
de la tournure pour éviter de froisser la susceptibilité de
l'auteur. Il faut être clair pour vous-même d'abord, pour le
destinataire ensuite.
Avant de vous lancer dans
une bêta-lecture de roman, définissez clairement les objectifs avec
l'auteur. Sur quoi allez-vous intervenir en tant que bêta-lecteur ?
La forme ? Le fond ? Les deux ? Au fil du texte ?
À la fin d'un paragraphe,
d'une page, d'un chapitre ? Le travail de bêta-lecture peut se
distinguer comme il peut se marier avec celui de correction. Si vos
remarques risquent d'amener l'auteur à réécrire son texte, alors
vous allez passer beaucoup de temps et d'énergie à souligner la
forme alors qu'elle va changer ; vous aurez alors travaillé
pour rien.
Assez souvent, un travail
de bêta-lecture sur le fond uniquement est une bonne première
étape. C'est à mon sens le véritable travail de bêta-lecture d'un
lecteur non auteur. Ensuite, une fois que le fond est bien en place
et que l'auteur cherche davantage des retours sur la forme, alors on
peut passer à une autre étape de bêta-lecture. On peut aussi faire
les deux en même temps. Même si l'auteur remanie son texte, il est
toujours intéressant d'avoir l'avis de quelqu'un pour repérer des
erreurs récurrentes, des écarts de langage, des faiblesses
grammaticales redondantes, etc... À
vous de définir avec l'auteur les objectifs de la bêta-lecture pour
ne pas gaspiller inutilement votre temps et vos efforts.
De manière générale,
le travail sur le fond intervient avant le travail sur la forme.
Je vous donne quelques
exemples : l'auteur s'est emmêlé les pinceaux dans la
chronologie des événements, a renommé un personnage différemment
mais a laissé l'ancien nom à certains endroits, se contredit sur
des éléments essentiels à la compréhension du récit ou du monde,
redit x fois la même chose différemment, a fait un flash-back
proprement indigeste qui n'apporte rien en l'état, a écrit un
passage magnifique qui vous a beaucoup touché, etc... Tous ces
éléments, parmi d'autres, sont à repérer et travailler en amont
de la forme, car ils vont souvent mener à un remaniement sensible du
texte (sauf les passages très positifs, mais c'est bien de les
signaler aussi !).
Si vous vous retrouvez à
faire une bêta-lecture sur le fond et la forme, ou la forme
seulement, alors il faudra être encore plus rigoureux et bien
organisé, car les éléments à appréhender peuvent être nombreux.
L'important, à mon
humble avis, c'est d'avoir des repères visuels précis et stables.
Vous pouvez jouer sur les
polices, leur taille, leur couleur, etc...
Je ne pense pas qu'il
existe de manière type de procéder, aussi je vais simplement vous
parler de celle que j'utilise personnellement et que je vois revenir
régulièrement sur différents forums, blogs et autres sites dédiés
à l'exercice.
Généralement, le plus
clair et le plus digeste pour l'auteur bêta-lu, c'est de commenter
au fil du texte. Cela est également plus confortable pour le
bêta-lecteur, puisqu'on commente au fur et à mesure, sans avoir
besoin de prendre des notes et de se souvenir ensuite de tel ou tel
mot ou passage (prendre des notes est tout de même utile, pour
repérer les redondances par exemple).
On va proposer un code à
l'auteur (de couleur par exemple, ou autre, mais un code pour qu'il
s'y retrouve) en amont puis s'y tenir tout au long de la
bêta-lecture.
Par exemple, vous
pourriez annoncer à l'auteur que vous allez repérer en rose tout ce
que vous avez particulièrement aimé (vous changez la police des
passages concernés en rose), en orange les répétions et
redondances (mots répétés de manière trop proche, idées déjà
exprimées plus haut, etc... vous mettez donc ces mots ou passages en
orange dans le texte), en rouge les fautes d'orthographe ou de
structure (vous mettez donc en rouge les mots ou segments concernés),
en vert ce que vous considérez comme des lourdeurs ou des tournures
peu digestes, en bleu vos commentaires et remarques (quand vous
souhaitez expliquer ou développer votre point de vue ou la raison de
votre commentaire), etc...
Tout cela implique bien
évidemment d'avoir accès à tout ou partie d'un texte. Se pose
alors inévitablement pour l'auteur la question de protection des
données, piratage et compagnie (j'aborderai ce point dans le
prochain article de la série).
Pour vous bêta-lecteur,
vous avez besoin d'un fichier, ou pourquoi pas d'un exemplaire
papier, sur lequel vous pouvez écrire et repérer tout ce que vous
voulez porter à l'attention de l'auteur. Vous pouvez souligner,
raturer, colorier, gribouiller, commenter, etc...
Sachez que l'auteur qui
vous confie son texte vous fait confiance. Vous avez donc un devoir
moral d'honnêteté qui vous engage à ne pas faire n'importe quoi
avec le document qui vous est confié.
N'ayez pas peur de noter
TOUT ce que vous avez envie de relever, même s'il s'agit parfois de
repérer neuf mots sur dix dans une phrase, neuf phrases sur dix dans
un paragraphe, etc... L'auteur en fera ensuite ce qu'il voudra. Votre
intervention sera riche et pertinente si vous êtes sincère et
attentif, que vous ne laissez rien au hasard et que vous signalez
tout élément qui vous aura interpellé, à tort ou à raison.
N'ayez pas peur de vous
tromper non plus. Vous êtes là pour proposer un ressenti, un
retour. On ne vous demande pas d'être un correcteur professionnel.
Ce que l'auteur attend de vous, c'est que vous lui signaliez ce qui
vous a gêné, ce que vous n'avez pas compris, ce qui vous a
particulièrement plu, etc... Soyez sincère, honnête et entier ;
l'auteur y sera sensible et c'est vraiment cela qu'il recherche.
Chacun bêta-lit selon
ses propres connaissances, sensibilité, envie, etc...
Je vous mets ci-après
quelques éléments qui reviennent souvent dans les bêta-lectures
(cette liste n'est absolument pas exhaustive, c'est une simple
illustration pour vous donner des pistes et une idée si vous n'avez
jamais pratiqué la bêta-lecture) :
- sur le fond → idées
obscures ou incompréhensibles, repères incomplets ou décalés,
incohérences de tous bords, sources de frustration, scènes qui
fonctionnent très bien, etc...
- sur la forme →
répétitions, redondances, phrases à rallonge ou alambiquées,
lourdeurs de tous bords, verbes faibles trop abondants (être et
avoir en tête), adverbes en -ment trop présents, présence de
« et » et de « ou » trop marquée,
orthographe fantaisiste, grammaire erronée, tendance à utiliser
tout le temps ou trop souvent le même schéma de phrase (il faut
varier, sinon ça devient lassant pour le lecteur), conjugaison,
concordance des temps, etc...
L'auteur n'est pas là
pour juger de votre aptitude à bêta-lire, mais pour tirer le
meilleur parti de vos retours. Si vous vous trompez, ce n'est pas
grave ! Si vous avez raison mais que l'auteur n'en tient pas
compte, ce n'est pas grave non plus ! L'important, c'est de
porter à son attention tout ce que vous avez envie de signaler.
On bêta-lit donc avec
son cœur, son honnêteté, sa sincérité, ses connaissances, ses
compétences et en fonction des attentes de l'auteur. Ça
en fait des éléments, n'est-ce pas ?
Où trouver des textes à bêta-lire ?
Maintenant que vous avez
une idée un peu plus précise de ce qu'est un bêta-lecteur,
peut-être avez-vous envie de tenter l'aventure ?
C'est toujours un peu
intimidant de se lancer. Est-ce que je vais être à la hauteur ?
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire ? Comment l'auteur
va-t-il réagir ? On se pose forcément des questions et c'est
bien normal. Mais il n'y a qu'en forgeant qu'on devient forgeron. Si
on ne se lance pas, on ne progresse pas. Alors en piste, osez !
Vous ne savez pas où
trouver des livres à bêta-lire ? Oh ben tiens, vous êtes sur
mBS, non ? Il y a des quantités de livres et d'extraits sur le
site. Les auteurs les déposent pour avoir des avis et des retours,
faire de la publicité aussi. Ils ne recherchent pas forcément des
bêta-lectures pointilleuses, je vous l'accorde, d'autres sites
existent pour cela, mais rien ne vous empêche de les faire pour
vous-même, d'observer ce qui en ressort, voire de proposer aux
auteurs de votre choix de leur faire un retour détaillé. Certains y
seront sûrement sensibles, même si ce n'est pas l'objet de mBS.
Ce qui est tout à fait
l'objet de mBS par contre, c'est de mettre en relation des auteurs et
des lecteurs. Un simple commentaire après lecture en argumentant un
minimum pour dire si vous avez aimé ou non et pourquoi, sont très
précieux pour un auteur. Rien qu'un commentaire de quelques lignes
donnant un ressenti de lecture construit est utile.
Je vous donne deux
exemples tirés de ma page sur mBS suite au premier jet que j'avais
posté en octobre 2013 :
- « Une certaine
poésie se dégage de ce roman plutôt abouti et bien écrit.
L’intrigue s’y déroule lentement au fil des pages et prend place
peu à peu dans un décor élaboré. L’histoire en elle même est
intéressante, mais, dommage, elle a tendance à trop s’éterniser
sur des détails superflus et répétitifs. »
→ Ici, le lecteur
signale à l'auteur qu'il a été gêné par les répétitions, les
redondances et des passages apparemment trop chargés (ce qu'on
pourrait appeler du blabla narratif qui ne fait pas avancer
l'histoire). Les dits passages ne sont pas identifiés, mais cela m'a
donné une prise de conscience et fait débuter une réflexion sur le
fond. Ça m'a également
donné des premiers éléments exploitables pour guider des
bêta-lecteurs sur des lectures plus précises par la suite (par
exemple, repérer les répétitions et les passages redondants pour
me les signaler).
- autre exemple :
« Bon démarrage, et beau premier livre malgré un style
parfois un peu redondant, l'auteur nous emmène avec lui sans
difficulté... » c'est court mais là encore, j'ai compris que
des redondances ont gêné le lecteur. Mis en relation avec le
commentaire précédent, cela apporte un crédit et un poids
supplémentaires. Notez que dans les deux exemples, les lecteurs
commencent par donner le positif avant de donner le négatif. C'est
une bonne méthode pour ménager l'ego de l'auteur tout en lui
donnant des indices importants pour son travail de réécriture.
Hors mBS, bon nombre de
BL se font via messagerie privée, pour peu que les deux personnes
aient établi un lien de confiance suffisant pour faire un échange
de fichiers.
Si vous êtes vous-même
auteur, il est fréquent que des auteurs se bêta-lisent
réciproquement. C'est un peu donnant-donnant et on peut en
l'occurrence tenir des conversations très amusantes ou subtiles sur
une quantité très variée de sujets.
Je vous propose ci-après
quelques liens vers des sites spécialisés dans la bêta-lecture ou
les retours de lectures, entre autres choses (aucunement exhaustive,
loin de là, et reposant uniquement sur ma propre expérience et
conception de la chose).
Sites que je fréquente :
-
tremplinsdelimaginaire.com/cocyclics/site_cocyclics
(littérature de l'imaginaire). Inscrit en janvier 2016, je passe
personnellement beaucoup de temps sur le forum de cocyclics et j'y ai
fait mes premières bêta-lectures vraiment détaillées, mêlant
fond et forme. Leur projet est gratuit et sous licence Creative
Commons. Il se base sur la réciprocité, l'échange et l'entraide
entre amoureux de l'imaginaire (auteurs et lecteurs) pour améliorer
des textes en pratiquant la bêta-lecture. Différents espaces sont
disponibles : l'espace auteur, qui décrit quel type d'aide les
auteurs peuvent recevoir ; l'espace bêta-lecteur, qui définit
les règles en vigueur pour les bêta-lectures (c'est celui-ci qui va
vous intéresser le plus) ; l'espace éditeur. Une mine pour qui
veut faire de la bêta-lecture sur des écrits de l'imaginaire.
- ecrire-un-roman.com.
Je fréquente surtout le forum. Il y en a pour tous les goûts et
toutes les « compétences ». On y fait principalement des
bêta-lectures sur le fond, ce qui est déjà très intéressant et
correspond davantage aux bêta-lectures pratiquées par les lecteurs
non auteurs. Les bêta-lectures sur la forme sont plus souvent
réalisées par des lecteurs auteurs. Vous trouverez sur ce site
beaucoup de textes courts, des extraits et des histoires suivies. Si
on peut y pratiquer la bêta-lecture, il s'agit en fait et surtout
d'un forum de techniques d'écriture.
- forums et blogs
d'auteurs, de fanfictions, etc... Là, vous avez l'embarras du choix.
Je vous donne un exemple concret avec mBS. Vous repérez un auteur
dont vous appréciez l'écriture. Vous faites quelques recherches et
trouvez son blog, sa page Facebook ou n'importe quel autre moyen de
le contacter et de communiquer avec lui. Voilà, vous avez peut-être
ouvert la voie à une opportunité de bêta-lire quelque-chose. Il ne
reste plus qu'à discuter pour voir si l'auteur recherche des
bêta-lecteurs et si c'est le cas, créer des liens et gagner sa
confiance.
Sites dont j'ai entendu
parler, que je n'ai pas encore consultés ou à peine, mais qui
semblent intéressants pour qui souhaite bêta-lire :
- sweek (application
mobile seulement pour le moment, peut-être des choses dans le futur
sur PC via sweek.com)
- fanfiction.net
- fictionpress.com
- fanfic-fr.net
-
ficisnottheenemy.forumgratuit.org
-
betalecture.livejournal.com
Voilà ! Rendez-vous
dans 15 jours pour le dernier article de la série : « L'auteur
bêta-lu ». J'y aborderai des points potentiellement utiles
pour les auteurs qui s'interrogent sur l'utilité, la pertinence et
les risques d'avoir recours à des bêta-lecteurs.
Je serai plus à l'aise
avec cette partie puisque c'est en tant qu'auteur que je me suis
intéressé à la bêta-lecture. Mon jugement est donc en quelque
sorte faussé ou en tout cas influencé par cette casquette. Je reste
convaincu que le meilleur bêta-lecteur qui soit pour le fond est un
lecteur qui n'écrit pas et pourra vous faire un vrai retour de
lecteur, affranchi de toute observation passée par le prisme de
l'habitude d'écrire.

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