mardi 28 mars 2017

De retour de Livre Paris 2017




Le salon du livre de Paris s'est tenu cette année du vendredi 24 mars au lundi 27 mars.

Les deux journées qui m'intéressaient le plus étaient celles du samedi et du dimanche, mais comme c'était l'anniversaire de mon second fils et que deux heures de train me séparent de Paris, je n'ai pu me libérer que le lundi 27, grâce d'ailleurs à la compréhension de l'un de mes employeurs.

Voici donc un retour sur cette demi-journée, car si le salon était ouvert de 9h à 18h, le créneau 9h - 13h était réservé aux professionnels.
Pour le grand public, c'était à partir de 14h.


Le Royaume du Maroc


Le Royaume du Maroc étant à l'honneur cette année, je n'ai pu résister à commencer ma visite, après un tour d'horizon et de repérage, par la zone qui lui était consacrée.


J'ai pu discuter avec quelques auteurs présents, mais aucun ouvrage n'a vraiment retenu mon attention ni déclenché une volonté d'achat compulsif.
De très beaux livres étaient exposés, dont certains très volumineux et à la couverture richement décorée (j'aime bien les gros livres reliés avec des couvertures travaillées).

J'ai pris quelques photos avec mon téléphone, mais elles sont vraiment trop laides pour les partager avec vous... il faut vraiment que je pense à prendre mon appareil photo, même quand je veux voyager léger.


Les éditeurs des genres de l'imaginaire


J'ai passé le plus clair de mon temps à fureter dans la zone des éditeurs de l'imaginaire.
J'ai discuté avec pas mal d'auteurs, quelques éditeurs, et des assistants plus ou moins investis et loquaces.

J'ai découvert des maisons dont je n'avais jamais entendu parler et eu quelques bonnes et quelques mauvaises surprises.

Les mauvaises surprises :

Des interlocuteurs suffisants et maîtrisant fort mal la communication sur leur ouvrage, plutôt médiocre d'ailleurs quand on lisait quelques pages.
Je suis vraiment surpris que certains auteurs parviennent à se retrouver à un salon comme celui-là avec aussi peu de professionnalisme et en plus des écrits qui comportent de nombreux à revoir (ne serait-ce que la grammaire et l'orthographe...).

Des prix gonflés chez certains éditeurs qui n'hésitent pas à coller des étiquettes par-dessus le prix.
Quelquefois à raison, pour signaler le prix quand il n'apparaît pas sur le livre, quelquefois à tort (et de manière abusive et clairement malhonnête) car camouflant le prix réel du livre.
Ainsi, en jouant avec lesdites étiquettes, j'ai eu la surprise de voir des livres à 15 € étiquetés 21 €.
Je me suis même limite fait insulter par un vendeur (on va appeler ça comme ça) parce que j'avais glissé un oeil sous l'étiquette et découvert la manoeuvre honteuse.
Après lui avoir dit ses quatre vérités, je suis passé à un autre stand.
Je ne donnerai pas de nom ici, mais ces pratiques m'horripilent et j'ai définitivement rayé ces maisons et tous le ouvrages édités chez eux de mes potentielles listes d'achat. 
Hors de question que je contribue à faire vivre des personnes malhonnêtes et en plus mal embouchées.

Quelques auteurs à la criée, qui vous hurlent les mérites de leurs ouvrages et vous interpellent jusqu'à ce que vous soyez hors de vue ou hors de portée de voix.
Qu'on essaye d'attirer l'attention, je veux bien, c'est de bonne guerre, mais il ne faut pas exagérer quand même.

Les bonnes surprises :

Des auteurs passionnés qui parlent avec amour de leurs écrits, mais aussi de toutes sortes de choses, s'intéressent à ce que font les autres exposants, se baladent, achètent et échangent des livres, font le show (sans en faire trop, juste ce qu'il faut pour s'amuser et rester sobre en même temps, sans jamais déranger les voisins), etc.
C'était d'ailleurs vrai aussi pour quelques éditeurs et représentants, qui prenaient beaucoup de plaisir à échanger avec les visiteurs et les autres professionnels, en travaillant avec sérieux mais sans se prendre au sérieux.
Après avoir croisé quelques énergumènes désagréables et hautains, je peux vous assurer que ça fait du bien.

Des "petits" éditeurs qui proposent un choix de livres intéressant, des couvertures magnifiques, et des écrits de qualité.
J'ai été bluffé en parcourant de nombreux ouvrages par la bonne, voire très bonne, qualité desdits livres, tant au niveau de la présentation que du contenu.
Parmi ces éditeurs qui m'ont fait une impression très positive, tant par leur communication que par les écrits qu'ils proposent :

L'ivre book, pour qui j'avais un a priori plutôt négatif, suite au seul livre édité par eux que j'avais lu, et qui comportait son lot de fautes et de grosses maladresses (trop pour que ça fasse sérieux). Eh bien j'ai vu, lu et parcouru beaucoup d'ouvrages de très bonne qualité, et discuté avec un auteur, également directeur de la collection fantasy (Didier de Vaujany, pour le citer, auteur entre autres choses de Tryskellia, si ça vous parle), passionné et très agréable, qui m'a réconcilié avec cette maison.

Le héron d'argent, inconnu au bataillon, petite maison d'Île de France, avec des livres superbes, aux quatrième de couverture à faire baver, et au contenu qui m'a l'air très bon et agréable à lire. Si j'avais eu le budget, je leur aurai pris plusieurs livres. A défaut d'avoir pu le faire, j'ai noté les références des ouvrages qui m'intéressaient et je me les procurerai plus tard.

Les éditions du Matagot (connues aussi sous le nom "Nouvel Angle"), que je ne connaissais pas, mais que j'ai eu grand plaisir à découvrir. J'ai discuté plus de 40mn avec Jean-Luc Marcastel, originaire du Cantal, amoureux de l'histoire et notamment du Moyen-Âge, avec lequel je partageais beaucoup de connaissances communes (géographiques - j'ai passé ma petite enfance près de Millau, dans l'Aveyron - littéraires, etc.). J'ai eu un vrai coup de coeur pour au moins deux séries qu'il a écrites ("Louis le Galoup" et "Le Simulacre"), mais budget oblige, je me suis offert les 5 livres de la série de "Louis de Galoup", et "Le Simulacre", ce sera pour une autre fois.


Jean-Luc Marcastel


Mon héros du jour, si je puis dire.
Si j'ai passé plus de 40mn avec lui, ce n'est pas (que) pour ses beaux yeux.
Il maîtrise très bien l'art de la communication, et celui de conter. Il a le don de faire vivre ses écrits sans trop en dévoiler.
Très agréable et passionné, ce n'était pas un problème de l'écouter répéter plusieurs fois la même chose à différentes personnes.
Cela m'a laissé le loisir de parcourir ses livres, dont les couvertures m'attiraient déjà particulièrement, et après avoir lu quelques pages, je savais je ne repartirais pas les mains vides.

Résultat des courses, et seul achat de la journée, les 5 livres de la série "Louis le Galoup", avec en prime deux marque-pages et un poster, le tout dédicacé.
En parlant de dédicace, j'ai particulièrement apprécié la manière de procéder de cet auteur.
Un beau choix de couleurs, une écriture soignée et très clairement travaillée pour l'occasion, un texte personnalisé pour chaque livre (oui, il m'a dédicacé les 5), et un sceau personnalisé par rapport au livre, marqué avec de la poudre et "fixé" à la page à l'aide d'un "chauffoir".
Il faudra que je me renseigne plus avant sur le procédé, que j'ai trouvé fort sympathique.
Là aussi, couleur différente pour chaque livre, car en plus d'avoir tout un choix de couleurs en feutres et en stylos, il avait tout un choix de poudres.

Pourquoi est-ce que je vous parle de Jean-Luc ?
Pas pour lui faire de la pub (tant mieux si ça lui en fait en même temps !), mais bien parce que pour moi, c'est un auteur qui maîtrise bien la communication avec ses lecteurs, en plus de proposer des textes de qualité.
Son approche correspond tout à fait à ce que j'appelle une démarche saine et de qualité.

J'ai appris toutes sortes de choses utiles et intéressantes juste en l'observant et en l'écoutant.
Une inspiration pour tout auteur qui souhaite faire des salons.

Allez, je vous mets un visuel de mes achats ci-dessous (vous avez le droit de ne pas aimer^^ Moi, je suis ravi de cet achat, j'ai d'ailleurs lu les 150 premières pages de "Le Village au bout du monde" dans le train, en faisant faire ses devoirs d'école à mon aîné, qui était allé voir la tour Eiffel avec sa tante pendant que je me baladais au salon ; d'ailleurs, il s'appelle Louis, comme Louis le Galoup. Cela aurait-il joué en faveur du coup de coeur ? Possible, bien que pas certain...) :

  

 


J'ai beaucoup aimé les couvertures pour plusieurs raisons :
- les différents éléments
- la composition originale et soignée
- les différences de textures (des reliefs, des parties rugueuses, d'autres lisses)
- les illustrations
- les polices

Pour moi, ces couvertures possèdent tous les éléments qui font d'une couverture une bonne couverture.

Bien sûr, on peut ne pas aimer le marron, le style de l'illustration, etc.
Mais au-delà de ce qui est une simple affaire de goût, les éléments qualitatifs sont bel et bien là.
Pour moi, l'éditeur a fait un superbe travail.

Les 5 tomes forment les Chroniques d'Occitània.

Et voici le poster (sans les écritures, celui que j'ai n'a que l'image, et la dédicace^^) :


Et les marque-pages, plus fins et travaillés que la plupart de ceux que l'on trouve habituellement, et que j'ai trouvés vraiment très beaux :


Ca ne se voit pas sur cette photo, mais le "cadre" intérieur est en doré brillant, du plus bel effet.

Si vous aimez le médiéval-fantastique, cette série devrait facilement s'attirer vos faveurs.

Hop, voici le 4ème de couverture du premier tome, pour vous donner une idée du sujet :

La nuit, le feu, une grande forteresse assaillie, une créature monstrueuse, un loup terrible, un loup debout... un galoup. Tel est le cauchemar qui hante Louis, dans son village au bout du monde, près de la Grande Brèche et de sa lueur maudite qui marque la fin du royaume et de toutes les routes... Ce royaume que l'ombre du Vicomte de Marsac, l'Usurpateur, et de ses terribles barons, Malemort et le Siblaire, ce siffleur infernal, recouvre peu à peu... Mais derrière le simple garçon des montagnes, un autre se cache, plus griffu, plus sauvage, qui attend son heure... Mais cet autre sera-t-il assez fort, assez terrible, pour s'opposer aux ténèbres et à ses émissaires ? Louis, accompagné par son frère, Séverin, et la Roussotte, ce joli brin de sorcière au caractère impossible, devra partir en quête de ses origines, après qu'une malebeste, une créature venue de la Grande Brèche, ait attaqué le village. Mais les nouvelles vont vite, quand on a des yeux partout, et la chasse infernale de Malemort, le Grand Veneur, le maître des galoups noirs, est déjà en route...

Mon avis sur le style de l'auteur : fluide et agréable. Je passe pour le moment un bon moment de lecture. Le premier tome sera sûrement terminé avant la fin de la semaine, sinon ce soir.


Les mangas


Saviez-vous que je me passionne aussi pour les mangas, notamment dans les genres SFFF et historique ?

Deux exemples de lectures que j'ai adorées :

Zéro pour l'éternité (5 volumes) - genre historique (thématique des kamikazes pendant la 2nde GM)

Pluto (S-F, 8 volumes, largement inspiré des lois de la robotique d'Isaac Asimov)

Au moins trois stands étaient intégralement consacrés aux mangas, et si j'avais eu le budget, il m'aurait fallu au moins deux chariots comme ceux des supermarchés pour étancher ma soif de lecture.

Le salon a été l'occasion de parcourir et de découvrir un large choix de mangas dont je n'avais jamais entendu parler, mais dont j'ai noté les références, ne serait-ce que pour faire des suggestions d'achat à mes bibliothèque de résidence.

En tête de liste un manga qui avait à lui seul bénéficié d'une mise en avant sur un stand complet :
Reine d'Egypte
Reine d'Egypte - Manga
Manga - Reine d'Egypte
Un style graphique comme ceux que j'apprécie tout particulièrement et pile dans mes genres de prédilection.
Ce fut dur de résister mais je n'ai rien pris.
Par contre, je vais m'arranger pour me procurer les premiers numéros et voir si ça me plaît vraiment. C'est en tout cas bien parti pour.


Trop court !


Bon, en commençant le salon à 13h avec l'impératif de partir au plus tard à 17h pour récupérer mon fils et prendre le train, ça n'a fait que 4h sur place.
4h, ça passe très vite, surtout quand on discute avec de nombreuses personnes.

Du coup, je n'ai pas eu le temps de réaliser l'un des objectifs de ma visite : me rendre sur le stand des auteurs indépendants et parler avec eux.

Tant pis, ce sera pour une prochaine fois, mais si je devais avoir un regret, ce serait celui-là.

Ceci dit, je ne peux pas parler de regret, j'ai passé une très bonne après-midi, si on oublie les quelques pénibles qui n'avaient ni savoir-vivre ni savoir-être.


Et vous ? Vous êtes-vous rendus à Livre Paris 2017 ? Qu'en avez-vous pensé ?




4 commentaires:

  1. Helllo Yannick,
    C'est dommage parce que seul moment où je n'étais pas Au Salon cette année, c'était le lundi après-midi... Ce n'est que partie remise, on aura bien l'occasion de se rencontrer à une autre occasion.
    J'ai donc vécu un salon de l'autre côté du stand, avec la publication de mon premier roman, l'Empire des Chimères aux éditions Le Grimoire, qui partageait son stand avec les éditions Matagot, l'Homme Sans Nom, Incarnatis et Luciférine. Tu n'as rien raté pour ce qui concerne le samedi parce que cette journée est vraiment infernale chaque année, bondée de monde. Le dimanche est à privilégier, on est vraiment plus à l'aise pour échanger entre auteurs et lecteurs.
    Il est peut-être heureux que nous ne nous soyons pas rencontrés sur ce salon, d'ailleurs, parce que parler d'un roman, fut-ce le sien, ça s'append, ça n'est pas inné (pas pour moi au moins). Au moins ce premier salon en tant qu'auteur de roman m'a-t-il permis de corriger certaines erreurs que je ne commettrai plus (comme de résumer presque tout mon roman, par exemple).
    Auteur, c'est un métier qui va bien au-delà de la simple écriture d'un texte, aussi bon puisse-t-il être (et je ne parle pas du mien, je laisse le soin à mes lecteurs d'en juger).

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    1. Bonjour Philippe et merci pour ton commentaire :-)
      Ah oui, on s'est loupés de peu... Samedi et dimanche, je comptais y aller, mais c'était l'anniversaire de mon second fils, 6 ans. Je ne pouvais pas lui faire faux bond, même pour Livre Paris !
      En tout cas, parler de ses livre et les présenter, il est certain que c'est un exercice qui s'apprend, et que l'expérience doit aider à être de plus en plus efficace.
      Il faut bien faire ses armes, et on apprend souvent plus de ses erreurs que de ses succès.
      Au plaisir de te rencontrer en chair et en os prochainement :-)

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  2. Je suis venue flâner sur votre site et j'y reviendrai dès que le temps me le permettra. Très belle soirée.

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    1. Bonsoir Elisa et merci pour votre message.
      J'espère que vous trouverez des éléments utiles ou/et intéressants dans les articles postés ou/et à venir.
      Bien cordialement.

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